Récemment dans un post sur LinkedIn, j’osais la question provocatrice : l’IA a‑t‑elle encore un avenir dans le développement logiciel ?
Pourquoi cette question
Lors de mes deux dernières compétitions de programmation, mes codes – d’abord en C++, puis en C# – ont terminé en Ligue Légende, très bien classés. Et pourtant, un constat m’a frappé : malgré l’usage désormais généralisé de l’IA, les résultats restent extrêmement dispersés. Comme si l’IA n’avait finalement aucun impact visible sur les performances.
D’où une vraie interrogation
Si les IA sont si puissantes, pourquoi la majorité des participants n’atteint-elle pas la Légende avec des codes similaires et ultra‑optimisés ?
Ma réponse
Parce que l’IA ne remplace pas l’humain.
Et certainement pas sur ce type de défis exigeants.
L’humain reste irremplaçable pour :
- architecturer un système complexe
- explorer des idées non évidentes
- arbitrer entre plusieurs compromis subtils
L’IA, elle, excelle dans d’autres domaines :
- résumer
- documenter
- générer du code sous supervision
- etc.
D’ailleurs, en développement logiciel, il faut bien reconnaître la capacité de certaines IA à produire d’excellents résultats rapidement sur des sujets assez simples (ajouter un formulaire, créer un petit front, documenter une fonction voire une classe, fournir une aide de base sur un sujet que l’on ne maîtrise pas, etc.).
Mais dès que le sujet devient un peu trop ardu (architecturer un nouveau programme, modifier un algorithme un peu complexe, etc.), ou qu’il sort un peu des sentiers battus, les IA trouvent rapidement des limites, même si elles tentent des réponses avec beaucoup d’aplomb. Par exemple, dans cette discussion avec Gemini 3.1 Pro sur un simple exercice de code golf en python, Gemini acculé finit par reconnaître toutes ses erreurs :

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