Le potentiel des IA locales : au-delà du simple gadget
Suite à mon précédent billet sur le potentiel des modèles d’IA locaux, j’ai remarqué à quel point ce sujet reste encore peu exploré par le grand public. Aujourd’hui, je souhaite démontrer l’intérêt concret de ces outils pour un usage quotidien.
Il est désormais possible de disposer d’une interface de chat locale, comparable à ChatGPT, grâce à des outils comme Bionic (issu de LM Studio). Si la pertinence des réponses est excellente avec des modèles comme Gemma 4 12B, il faut toutefois noter qu’ils exigent une puissance de calcul locale conséquente.
Pour illustrer ce point, passons à un test simple avec l’application Copilot de Microsoft. Je lui pose une question basique : quelle est la racine carrée de -2+2i ? Un élève de terminale scientifique aurait pu y répondre sans difficulté il y a seulement 10 ou 20 ans.
Voici la réponse de Copilot :

Et la réponse de Gemma 4 dans Bionic :

Le contraste est frappant : alors que Copilot produit des erreurs manifestes, Gemma 4 fournit une réponse détaillée et parfaitement correcte.
Le plus inquiétant avec Copilot est sa propension à « inventer » une vérification pour justifier une erreur. Il affirme, par exemple, que 1−1+2i (soit 2i) est égal à −2+2i, ce qui est mathématiquement absurde.
Fait notable : aucun des autres modèles testés (ChatGPT standard, Gemini 3.1 Pro, Claude 5 Sonnet, Mistral Fast, Grok Fast, DeepSeek rapide) ne s’est trompé. Seul Copilot a échoué de manière aussi spectaculaire.
Voilà pourquoi Windows 11 est devenu un tel désastre technique. Si les ingénieurs de Microsoft utilisent Copilot comme « assistant » pour coder la stabilité du système, on a presque de la pitié pour eux. Et pour les utilisateurs ? On les plaint déjà.
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