Un nouveau type de phénomène astronomique est en train d'être popularisé : la lune bleue. Même la NASA participe à cette popularisation (cf. Blue Moon on New Year's Eve) tout en précisant que la définition est récente.

Concrètement, on parle de lune bleue lorsqu'il y a deux pleines lunes dans le même mois, la lune bleue étant la deuxième de ces pleines lunes. Il s'agit donc d'un sujet connexe aux années de 13 lunes (années de 13 pleines lunes), puisque dans une années de 13 pleines lunes il y a forcément un mois qui comporte 2 pleines lunes.

J'ai déjà précisé dans un billet la stupidité du concept des années de 13 lunes. La démonstration vaut tout autant pour les lunes bleues.

Le logiciel Ephemeridium fournit les instants des phases lunaires. La dernière pleine lune de 2009 s'est produite le 31 décembre 2009 à 19:12:44 UTC. C'était donc une lune bleue pour certains. Car en Nouvelle-Calédonie en heure locale, ce sera 06:12:44...le 1er janvier 2010. Donc en Nouvelle-Calédonie, la pleine lune du 30 janvier 2010 à 06:17:34 UTC sera une lune bleue. Mais ne sera pas une lune bleue à Paris. Pourtant, ce sera bien le mêmes pleines lunes au même instant. Tout n'est qu'affaire de convention du calendrier utilisé et du référentiel temporel utilisé.

À noter qu'il existe un concept associé aux lunes bleue : la lune noire, mais la définition est abracadabrantesque, car il existe plusieurs définitions fort différentes : l'absence de pleine lune dans un mois (possible uniquement en février), ou deuxième nouvelle lune lors d'un même mois. Ce phénomène de lune noire est autant un non événement que la lune bleue.

Lune bleue