Microsoft vient de diffuser la première bêta de son nouveau logiciel WorldWide Telescope, une sorte de planétarium avancé. Ma première impression a été d'apprécier l'interface et l'ergonomie. Le déplacement des principaux satellites de Jupiter est assez esthétique avec la représentation des ombres sur la planète. Mais les bonnes critiques s'arrêtent là. La précision scientifique, pourtant indispensable, est absente de ce logiciel.
Ainsi, quelle que soit la date d'observation que vous choisissez, le logiciel affichera toujours la même photo des planètes. Point de changement d'orientation des anneaux de Saturne, point de phases pour Mercure ou Vénus...
Les éclipses totales de Soleil semblent avoir été un peu travaillées en jouant sur les effets atmosphériques et en affichant la couronne solaire quand la phase devient totale. En voulant rejouer l'éclipse du 11 août 1999 à Noyon, le logiciel donne le début de la phase totale à 10:24:06 UTC alors que l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul d'Éphémérides donne 10:22:52,0 UTC soit une différence de une minute et quatorze secondes. Idem pour la fin de l'éclipse: 10:25:14 pour le logiciel contre 10:25:07,4 pour l'IMCCE.
La date est réglable entre l'an 0 et l'an 4000. C'est idéal pour tester la précession des équinoxes. Mais c'est un désastre : le logiciel s'entête à placer l'étoile polaire au même endroit de l'an 0 à l'an 4000 !
Finalement, ce qui m'a le plus intéressé dans ce logiciel, c'est la représentation de la Fractale de Mandelbrot sur une sphère. Mais qu'elle en est l'utilité pour un planétarium ?

Fractale de Mandelbrot sur une sphère dans le logiciel WorldWide Telescope